Comme tout médicament, le Mounjaro (tirzépatide) n'est pas adapté à tout le monde. Certaines conditions médicales rendent son utilisation dangereuse ou inappropriée. Ce guide détaille les contre-indications absolues et relatives documentées.
Contre-indications absolues
Le tirzépatide ne doit jamais être utilisé dans les situations suivantes :
1. Cancer médullaire de la thyroïde (CMT)
Les études animales ont montré que les agonistes GLP-1 augmentent le risque de tumeurs à cellules C de la thyroïde chez les rongeurs. Bien que ce risque n'ait pas été confirmé chez l'humain, le tirzépatide est contre-indiqué chez les patients avec :
- Antécédent personnel de cancer médullaire thyroïdien
- Néoplasie endocrinienne multiple de type 2 (NEM2)
- Antécédent familial au premier degré de CMT
2. Hypersensibilité au tirzépatide
Toute allergie connue au tirzépatide ou à l'un des excipients du Mounjaro contre-indique son utilisation.
3. Grossesse et allaitement
Le tirzépatide est classé catégorie X (contre-indiqué pendant la grossesse) :
- Risque de malformations foetales non exclu
- Perte de poids pendant la grossesse = danger pour le foetus
- Arrêter le traitement au moins 2 mois avant une grossesse planifiée
- Utiliser une contraception efficace pendant le traitement
Contre-indications relatives
Dans ces situations, le médecin évalue le rapport bénéfice/risque au cas par cas :
Antécédent de pancréatite
Les agonistes GLP-1 ont été associés à de rares cas de pancréatite aiguë. Si vous avez un antécédent, le risque de récidive peut être augmenté. Surveillances spécifiques : lipase et amylase sériques régulières.
Gastroparésie sévère
Le tirzépatide ralentit la vidange gastrique. Chez les patients avec une gastroparésie préexistante (fréquente dans le diabète), cet effet peut aggraver les symptômes de stagnation gastrique.
Diabète de type 1
Mounjaro n'est pas adapté au DT1. Le tirzépatide repose sur une sécrétion résiduelle d'insuline, absente dans le DT1.
Maladie inflammatoire intestinale
Les effets gastro-intestinaux du tirzépatide peuvent aggraver les symptômes de la maladie de Crohn ou de la rectocolite hémorragique.
Insuffisance rénale sévère
Le tirzépatide peut provoquer une déshydratation via les vomissements et la diarrhée, ce qui peut aggraver une insuffisance rénale. Une surveillance étroite de la créatinine est nécessaire.
Interactions médicamenteuses
Le ralentissement de la vidange gastrique par le tirzépatide peut affecter l'absorption d'autres médicaments :
- Contraceptifs oraux : passer à un contraceptif non oral ou prendre le comprimé 1h avant l'injection
- Insuline ou sulfamides : risque d'hypoglycémie, ajustement de dose nécessaire
- Paracétamol, antibiotiques oraux : absorption potentiellement retardée
- Warfarine : contrôler l'INR plus fréquemment lors de l'initiation
Bilan avant de commencer Mounjaro
Examens recommandés avant l'initiation :
- TSH et calcitonine (thyroïde)
- Lipase et amylase (pancréas)
- Créatinine et eGFR (reins)
- Bilan hépatique (foie)
- HbA1c et glycémie à jeun
- Test de grossesse si applicable
Pour un guide complet du traitement, consultez notre article Mounjaro : Guide Complet 2026.
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Dernière mise à jour : avril 2026. Basé sur le RCP Mounjaro et les données SURMOUNT.
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