Comparatif sémaglutide vs tirzépatide, Ozempic contre Mounjaro

Sémaglutide : -15 à -17 % de poids en 68 semaines (STEP). Tirzépatide : -20 à -22,5 % en 72 semaines (SURMOUNT). L'essai head-to-head SURMOUNT-5 confirme la supériorité du tirzépatide avec une différence de 47 % en perte relative. La raison : le tirzépatide active deux récepteurs (GLP-1 + GIP) contre un seul pour le sémaglutide.

Résultats cliniques : STEP vs SURMOUNT

ParamètreSémaglutide 2,4 mgTirzépatide 15 mg
ProgrammeSTEP 1-5SURMOUNT 1-4
Perte de poids moyenne15-17 %20-22,5 %
Participants ≥ 20 % de perte~32 %~57 %
Participants ≥ 25 % de perte~13 %~36 %
Durée de l'essai68 semaines72 semaines

L'écart est constant et significatif : le tirzépatide surpasse le sémaglutide de 5 à 7 points de pourcentage en moyenne.

Mécanismes : pourquoi le second récepteur fait la différence

Le sémaglutide agit uniquement sur le récepteur GLP-1 : réduction de l'appétit, ralentissement de la vidange gastrique, stimulation de l'insuline. Le tirzépatide ajoute l'agonisme GIP, qui améliore la sensibilité à l'insuline dans le tissu adipeux, redirige le stockage lipidique vers les dépôts sous-cutanés plutôt que viscéraux, et potentialise l'effet anorexigène du GLP-1 tout en atténuant ses effets gastro-intestinaux. Pour l'étape suivante — les triples agonistes — c'est l'ajout du récepteur glucagon qui change les résultats.

Profil d'effets secondaires

Les deux molécules partagent un profil gastro-intestinal similaire. Les nausées, diarrhées et constipation sont les effets les plus fréquents, survenant principalement pendant la phase d'escalade de dose.

Données comparatives :

  • Nausées : sémaglutide ~44 % vs tirzépatide ~31 %
  • Diarrhée : sémaglutide ~30 % vs tirzépatide ~23 %
  • Vomissements : sémaglutide ~24 % vs tirzépatide ~12 %
  • Taux d'abandon : sémaglutide ~7 % vs tirzépatide ~5 %

Le tirzépatide semble légèrement mieux toléré, possiblement grâce à la composante GIP qui atténue certains effets gastro-intestinaux du GLP-1.

Coûts et accessibilité

En Europe, l'accessibilité varie selon les pays et les indications. La disponibilité du sémaglutide a été un problème récurrent, avec des pénuries mondiales documentées.

C'est dans ce contexte que les peptides de recherche suscitent un intérêt croissant dans la communauté scientifique, bien qu'ils ne soient pas destinés à la consommation humaine et nécessitent des précautions strictes.

Et après ? Les triples agonistes

Si le tirzépatide dépasse le sémaglutide grâce à un second récepteur, que se passe-t-il avec un troisième ? Le rétatrutide, en ajoutant l'agonisme du récepteur du glucagon, a montré des résultats de 24,2 % à 48 semaines en phase 2. L'activation du glucagon apporte une dimension supplémentaire : la stimulation de la thermogenèse, un mécanisme absent des deux molécules comparées ici.

Les résultats de phase 3 du rétatrutide, attendus prochainement, détermineront si cette troisième génération confirme sa supériorité.

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⚠️ Information médicale générale. Ne remplace pas un avis médical. Médicament à prescription obligatoire. Signalement d'effets indésirables : ansm.sante.fr.